Ne soyons ni insensé, ni négligent

by Louise Taillon 16 juin 2011

C’est le temps de passer de la parole aux actes!

À la fin d’une session de formation, j’aime bien partager avec les participants deux de mes citations préférées qui sont les définitions de l’insanité et de la négligence. On définit l’insanité comme étant la répétition des mêmes gestes et espérant obtenir des résultats différents. On définit la négligence comme étant la répétition des mêmes gestes même si on sait qu’ils sont dangereux, insensés ou incorrects. Ces deux définitions sont des indices que nous ne pouvons continuer à répéter les mêmes gestes et que nous devons changer nos comportements.

 

Passer de l’insanité à la raison ou de la négligence à l'action est une métaphore qui explique bien le virage pris par de nombreuses entreprises pour rendre leurs opérations plus vertes ou écologiques. Ce que je vois au quotidien sont des entreprises et des individus qui veulent être plus écologiques, mais ils ne savent pas exactement quoi faire, où concentrer leurs efforts. Pour plusieurs, le passage de la phase de sensibilisation à celle de l'action est une étape difficile. C’est facile de réaliser que vos gestes sont insensés ou négligents, mais difficile de corriger la situation. Voici quelques suggestions qui pourront aider à transformer vos notions vertes en gestes verts au sein de votre entreprise.

 

1) Tout d’abord, il faut sortir de la phase planification et concertation et faire des gestes tangibles. Commencez par des gestes qui ont un impact immédiat, qui sont visibles et faciles à mettre en œuvre. Ces gestes passeront un message à tous les occupants de l'immeuble que vous vous souciez de l'environnement et que vous êtes prêt à agir. Commencez par l’introduction de bouteilles d'eau réutilisables, utilisez des carafes au lieu de bouteilles d'eau jetables aux réunions, achetez des produits chimiques de nettoyage verts, installez des bacs de recyclage partout dans votre bâtisse et utilisez de la vaisselle réutilisable dans la cafétéria. Ainsi, tous les occupants et les visiteurs verront que vous êtes sérieux et que vous passez de la parole aux actes.

 

2) Évitez le jargon pour expliquer ce qui doit être fait. Si vous utilisez des expressions comme les GES, gaz à effet de serre, l'empreinte carbone, le changement climatique, le développement durable dans vos communications, le message sera moins transparent. Les employés ou visiteurs seront plus intéressés à lire ou écouter des messages amusants ou animés plutôt que de la terminologie scientifique. Au lieu de dire «Notre société va réduire son empreinte carbone», dites plutôt «Nous allons réduire le nombre de photocopies et ce faisant nous utiliserons seulement une(1) tonne de papier et nous réaliserons une économie de 10 000$ par année ». Ou encore «Notre société planifiera plus étroitement les livraisons locales afin de réduire de 15% le nombre de commandes expédiées chaque jour, et ainsi il y aura moins de camions sur la route et nous réaliserons des économies de 25 000$ par année en frais de carburant et de transport routier ».

 

3) N’utilisez pas la peur ou l’intimidation pour changer les comportements des employés ou des clients. Les changements de comportements se font lorsque les gens sont fiers de leurs gestes et qu’ils sont appréciés. Une déclaration positive comme «Saviez-vous que vos efforts de recyclage ont permis de réduire de deux bacs par jour la quantité de déchets envoyés aux dépotoirs. L'année dernière, nous avons envoyé 3 tonnes de déchets et cette année, grâce à nos efforts de recyclage, notre compagnie a envoyé seulement une demi-tonne. Vos efforts, vos petits gestes sont importants. Merci

 

4) Ne cessez pas d’innover. Une fois les initiatives faciles et tangibles fonctionnelles, implantez des projets à long terme. Vos prochaines étapes pourraient être la création d’une politique d'achat durable, l'achat de véhicules éconergétiques, un aire de stationnement préférentiel pour les voitures éconergétiques ou pour les voitures utilisées pour le covoiturage, ou encore l’éclairage éconergétique. Votre société est peut-être prête à obtenir la certification verte/durable pour assurer que les meilleures pratiques «vertes» sont adoptées. LEED, BOMA BESt et le Programme canadien de durabilité écologique sont quelques-uns des programmes de certification qui sont disponibles. Informez-vous et adoptez le programme qui répond le mieux à vos contraintes budgétaires et temporelles. Le point important qu’il faut retenir est que votre but est de devenir plus vert que vous l’étiez. Ce n’est pas toujours possible de devenir le plus vert. Concentrez-vous sur ce que vous pouvez faire aujourd'hui au lieu de ce que vous ne pouvez pas faire. Faites de petits gestes et ne laissez jamais le virage vert devenir un fardeau. Un objectif qui est trop difficile à atteindre va créer l’inaction, la passivité.

 

Il faut que notre industrie commence à réaliser qu’il faut innover, qu'il est temps de prouver que nous ne sommes ni indifférents ou négligents. L'écologisation de votre bâtiment permet d’éliminer le gaspillage et de rechercher des moyens pour être plus efficace. Ces gestes auront des effets positifs sur les occupants de votre immeuble, l'environnement et vos résultats financiers. En travaillant ensemble et en soutenant nos efforts mutuels, nos petits gestes auront beaucoup d’impact.

 

La source des citations provient du livre Cradle to Cradle de William McDonough and Michael Braungart et ont été adaptées pour cette chronique.

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Empreinte | Nettoyage | Recyclage

Mascarade d’allégations

by Louis Anastasakos 20 mai 2011

Cette semaine le billet est écrit par Louis Anastasakos.  Louis partage son expertise et ses connaissances des produits et procédés afin de s’assurer que les clients sont bien informés et puissant développer et implanter des programmes efficaces, rentables et avantageux.

 

Mascarade d’allégations - Comprendre l’évaluation des désinfectants au Canada

par Louis Anastasakos | Développement professionnel, Wood Wyant, les experts en solutions d’assainissement.

 

Il existe une stratégie utilisée par les institutions financières pour former le personnel sur la façon d’identifier les faux billets. Selon cette stratégie, le personnel apprend comment distinguer les caractéristiques et les propriétés des billets authentiques. Par conséquent, leur capacité de détecter les contrefaçons n’est pas fondée sur la compréhension de la plus récente falsification, mais plutôt sur la compréhension de l’authenticité d’un billet.

Tel est l'objet du présent article - vous apprendre à reconnaître une allégation valide et conforme de l’efficacité d’un désinfectant chimique pour les produits vendus pour utilisation au Canada. Cet article ne s'applique pas aux territoires à l'extérieur du Canada.

Auparavant, les gens consultaient des experts dans le domaine pour trouver des informations et résoudre des problèmes. Un lien existait entre le «chercheur» et «l’éducateur» et ce lien engendrait des avantages mutuels et un climat de confiance.

Avec l’Internet, tout le monde peut accéder et obtenir facilement de l’information provenant de plusieurs sources à travers le monde. En moins de quelques heures, les gens peuvent avoir la perception de tout savoir sur beaucoup de sujets. Cet auto-apprentissage peut se faire sans savoir si l’information est véridique.

Les problématiques entourant les organismes résistants aux antibiotiques (ORA) ont généré une demande pour des solutions qui sont plus faciles à utiliser, plus efficaces, et plus vertes. Les entreprises du monde entier ont exploité le pouvoir de l'Internet pour transmettre leur message directement aux clients et outrepasser les experts traditionnels dans le domaine - les distributeurs de produits chimiques.

Avec ce flot d'informations à notre disposition, il est impossible d’être constamment au courant et d’interpréter les plus récentes allégations sur l’efficacité d’un produit.  Ce nouveau concept, je voudrais l’appeler la «mascarade d’allégations» des désinfectants. Cette mascarade a lieu lorsque les fabricants n’expliquent pas clairement l’efficacité d’un désinfectant sur les étiquettes ou dans la littérature publiée au Canada ou encore ne font pas les démarches pour obtenir un numéro DIN pour leurs produits alors qu’ils font ces allégations à des clients potentiels au Canada.

Le processus d’enregistrement

Au Canada, tout produit liquide, solide ou en aérosol qui revendique être un désinfectant de surfaces est réglementé en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et doit avoir un numéro DIN (identification numérique de drogue). Le processus d'enregistrement permet d’obtenir un numéro DIN et ce numéro assure que les allégations sur l'étiquette sont véridiques et que le produit est formulé selon des méthodes reconnues par Santé Canada. L'enregistrement assure également que les ingrédients utilisés sont adaptés pour l'utilisation prévue. L'enregistrement assure aussi que le fabricant, le distributeur ou l’agent réside au Canada et qu’il est responsable des allégations faites sur le produit. La vente d’un produit liquide, solide ou aérosol au Canada alléguant être un désinfectant lorsqu’utilisé selon le mode d’emploi indiqué sur l'étiquette ne possèdant pas de numéro DIN constitue une infraction à la loi. Il n’existe pas de numéro DIN préliminaire ou un DIN en attente. Sans numéro DIN la vente est illégale.

Les homologations étrangères ne sont pas équivalentes à celle d’un DIN. Une homologation internationale d’un désinfectant ne signifie pas qu'elle est aussi bonne qu’un DIN ou qu'elle répond aux exigences réglementaires canadiennes. Beaucoup d'autres pays n'ont pas le même processus de révision que Santé Canada, et les fournisseurs peuvent faire des allégations sans aucune vérification de l’efficacité des ingrédients. Quiconque se fie aux informations relatives à l’efficacité d’un produit qui ne possède pas un numéro DIN n'a aucun moyen de savoir si les allégations sont vraies ou non. Sans un numéro DIN, il n'y a rien pour garantir que les ingrédients sont convenables pour l'utilisation. Bref, vous n'avez aucun moyen de savoir si ce que vous achetez est authentique. Sans un numéro DIN, personne ne peut être blâmé ou tenu responsable des allégations faites sur le produit.

Étiquetage

1. Allégations de l’efficacité sur un organisme particulier sur l’étiquette - Lors de l'enregistrement d'un désinfectant au Canada, Santé Canada analyse les allégations que le fabricant a indiquées sur l'étiquette. La seule façon de faire une allégation concernant un organisme sur une étiquette est de présenter les données d'efficacité pour soutenir ce qui est énoncé. L’acheteur potentiel d'un désinfectant ayant un numéro DIN peut croire toutes les allégations de l’étiquette concernant un organisme spécifique.

2. Aucune allégation de l’efficacité sur un organisme particulier sur l’étiquette – Il y a seulement quatre (4) raisons pour lesquelles des organismes spécifiques ne peuvent être énumérés sur l’étiquette :

A. Le produit peut avoir été enregistré sous la Catégorie IV

B. Les organismes peuvent être énumérés dans les allégations d’un enregistrement secondaire

C. Il n’y a aucune preuve de l’efficacité

D. L’organisme n’a jamais été analysé

A. Enregistrement Catégorie IV – Certains ingrédients actifs énumérés (tels que chlorures d'ammonium quaternaire (quats), eau de javel, etc.)sont reconnus depuis longtemps pour leur efficacité et leur performance comme désinfectants de surfaces dures. Santé Canada a reconnu un niveau d’efficacité et a créé une liste d'exigences ou une monographie qui décrit la façon d'accélérer l'enregistrement d'un désinfectant pour surfaces dures. En autant que l’entreprise demandant l’enregistrement ne fait pas d’allégations axées sur un organisme spécifique, qu’elle respecte certaines exigences relatives au temps de contact et d'autres éléments énumérés clairement dans la monographie pour la Catégorie IV, elle peut obtenir un numéro DIN de base sans analyse automatique de l'efficacité de l’information par Santé Canada. Si vous utilisez un produit enregistré avec un DIN émis sous la Catégorie IV, vous utilisez un produit de faible niveau d’efficacité pour surfaces environnementales et il est adéquat pour de nombreux usages. Toutefois, s'il y a des agents pathogènes tels que des ORA et vous voulez l’assurance qu’il pourra les éliminer, un produit homologué avec un DIN de Catégorie IV n'est probablement pas ce dont vous avez besoin.

B. Allégations d’enregistrement secondaire - L'information relative à l'efficacité sur un organisme donné peut être semblable à celle pour d'autres organismes déjà sur l'étiquette ou elle peut avoir été produite après l'enregistrement initial. Si l’entreprise qui enregistre le DIN déclare l'identité du désinfectant et la revendication d'efficacité par écrit et distribue cette information au Canada, cette information est considérée être une insertion donc un ajout au texte de l'étiquette du produit. Par conséquent, Santé Canada peut tenir responsable l’entreprise détenant le numéro DIN de l’allégation et peut demander à l’entreprise de fournir les données afin de vérifier l'efficacité. Les allégations d’un produit ayant un numéro DIN faites par écrit, disponibles au grand public au Canada, sont aussi crédibles que l’entreprise qui a enregistré le produit.

C. Aucune preuve de l’efficacité – Ceci est la raison la plus évidente pour laquelle une allégation n'est pas disponible par écrit sur l'étiquette ou sur un document secondaire public au Canada. Si l'identité du numéro DIN du produit et l'efficacité ne sont pas jumelés par écrit, Santé Canada ne peut pas vérifier l’allégation à laquelle l'utilisateur peut se fier pour vérifier l’exactitude. Il est également impossible de tenir le fournisseur responsable de l’allégation.

D. L’organisme n’a jamais été testé - Des agents pathogènes d'intérêt sont continuellement découverts au cours des recherches médicales. Dans de nombreux cas, il n'y a pas eu assez de temps ou de demandes pour faire des tests sur des organismes spécifiques avec des désinfectants de surfaces dures. Un fournisseur de produits avec un DIN ne peut pas faire une allégation d'efficacité inductive - Produit A est formulé avec l’ingrédient B, l’ingrédient B est efficace sur l’organisme C, donc le produit A est efficace sur l'organisme C. Quiconque achète un produit ayant un numéro DIN peut faire cette hypothèse inductive, mais il en assume les conséquences en supposant que le désinfectant pourra répondre à ses besoins.

Publicité au Canada

Comment la publicité des désinfectants ayant un DIN dans les annonces dans les magazines ou sur les sites Web est-elle adaptée aux allégations d’efficacité? Si la publicité des produits ayant un numéro DIN est publiée au Canada, elle est considérée être une insertion à l’étiquette du produit, tout comme une réclame d’efficacité secondaire. Rappelez-vous – sans allégation d’efficacité au Canada, surtout lorsqu’il est question d’un produit DIN, pas d’allégation d’efficacité pour tenir le propriétaire responsable vis-à-vis Santé Canada.

Publicité provenant de divers pays

Supposons que les sites Web ou la publicité mentionnent que la publicité ne s’adresse pas au Canada et que l'information publicitaire ne précise pas que le produit peut être utilisé au Canada? La Loi sur les aliments et drogues au Canada ne s'applique qu'aux activités commerciales et l'utilisation du produit au Canada. Le fournisseur n’a pas de compte à rendre à Santé Canada en matière de qualité ou véracité de ses allégations d'efficacité à l’échelle internationale

Un tableau est disponible pour vous aider à poser les questions nécessaires pour décortiquer les allégations et vous aider à déterminer le bien-fondé de celle-ci.  Télécharger  le document ici et référer à la page 4 pour visionner le tableau. 

Vous voulez soumettre un billet? Si vous êtes intéressé contacter louise.taillon@woodwyant.com

 

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Nettoyage | Propreté

La grippe se propage facilement

by Louise Taillon 24 janvier 2011

l’avons-nous oublié?

Ceux et celles d'entre vous qui me connaissent bien, savent qu’il y a certains sujets qui me passionnent énormément. Si vous voulez engager une conversation ou un débat, qui parfois se termine en sermon, il suffit de soulever les sujets suivants, plus particulièrement, le nettoyage vert, le nettoyage et la santé, le mieux-être et le bien-être en milieu de travail, l'importance de bonnes pratiques d'hygiène des mains et l’importance d'aider les enfants à développer de saines habitudes alimentaires, et vous en aurez pour des heures à m’entendre disséquer les matières. J’ai la chance d’avoir un poste qui est directement relié à un bon nombre de mes passions, et le partage de mes connaissances est un volet important de mes tâches quotidiennes.

Oui, j’ai toujours du désinfectant pour les mains dans ma voiture, mon sac à main et sur mon bureau. Oui, je n'utilise que des nettoyants écologiques certifiés pour nettoyer ma maison. Oui, je nettoie mon bureau, ordinateur, téléphone cellulaire régulièrement, et oui, je mange sainement et je fais régulièrement mon conditionnement physique.

Mon blogue cette semaine est essentiellement consacré aux raisons pourquoi les employeurs devraient s’inquiéter du nombre élevé de cas de grippe prélevés en cette saison grippale. Dans de nombreuses régions en Amérique du Nord, les cas de grippe ont bondi, et ce qui est encore plus inquiétant, c’est le grand nombre de personnes qui ont été hospitalisées.

L'an dernier, pour se préparer à la pandémie de grippe H1N1, de nombreuses entreprises ont intégré de nouvelles politiques de bien-être en milieu de travail régissant l'hygiène des mains, le nettoyage de son bureau et poste de travail et l’adoption de meilleures habitudes de vie.

En revanche, les employés se sont préparés à faire face à la pandémie en se faisant vacciner contre la grippe H1N1 et en améliorant leurs pratiques d'hygiène afin de réduire la possibilité d'entrer en contact avec des surfaces contaminées.

Sans la menace de la pandémie de la grippe H1N1 cette année, de nombreux employeurs et employés n’ont pas fait le même effort en matière de prévention contre la grippe. La grippe saisonnière peut avoir des conséquences graves et peut générer de nombreux problèmes de santé.

L'année dernière, tous les occupants d’un immeuble étaient conscients de la nécessité d'utiliser un désinfectant pour les mains en entrant dans le bâtiment, après avoir toussé ou éternué, après une poignée de main et après les réunions. Si les employés étaient malades, ils ne se présentaient pas au travail pour éviter de propager la grippe à leurs collègues. Ils savaient comment repérer les nids de germes et ils les nettoyaient et les désinfectaient régulièrement.

Cette année, dans de nombreux bâtiments, les stations pour désinfecter les mains sont moins visibles et laissées-pour-compte, et les flacons de désinfectant pour les mains sur les pupitres sont souvent inutilisés. Beaucoup d'employés ont oublié qu’il faut nettoyer leur pupitre, téléphone ou téléphone cellulaire. Les conséquences pour de nombreuses entreprises sont énormes ; le nombre d'employés malades et les congés de maladie sont à la hausse, donc les coûts d’exploitation augmentent et la productivité diminue.

Les employeurs doivent revenir à l'essentiel et étoffer le message que la grippe, saisonnière ou la grippe H1N1 peut avoir de graves conséquences. Les employeurs peuvent aider à réduire les maladies dues à la grippe en renforçant la nécessité de pratiquer une bonne hygiène et veiller à ce que tous les occupants de l'immeuble fassent de même.

Un bon programme de communication pour sensibiliser tous les occupants de l'immeuble sur la nature de ces principes est la clé du succès - moins d’absentéisme et moins de perte de productivité pour cause de maladie.

Surtout n’oubliez pas que la grippe se propage facilement. Voici un bref aperçu des étapes que les employeurs et les employés doivent suivre pour prévenir les maladies en milieu de travail.

  1. 1. Utilisez un désinfectant à mains dès que vous entrez dans le bâtiment où vous travaillez. L'utilisation d'un désinfectant pour les mains en milieu de travail peut réduire l'absentéisme de 20%.
  2. 2. Désinfectez les points de contact touchés fréquemment par plusieurs personnes tous les jours dans votre milieu de travail. Les pupitres ou postes de travail ont typiquement 400 fois plus de germes que le siège d’une toilette.
  3. 3. Lavez-vous les mains plusieurs fois pendant la journée. Il faut se laver les mains après avoir visité les toilettes, après avoir toussé ou s'être mouché, après avoir manipulé de l'argent et après une poignée de main. Si vous n'avez pas accès à l'eau et au savon, utilisez un désinfectant pour les mains. Essuyez-vous les mains avec un essuie-tout en papier. Ce faisant vous pouvez réduire les germes de 77%.
  4. 4. Lorsque vous avec une toux, toussez dans un mouchoir en papier ou dans le pli de votre coude. Ne toussez pas dans vos mains ; il faut toujours se désinfecter les mains après avoir toussé.
  5. 5. Si vous partagez une cuisine commune ou une cuisinette, assurez-vous de nettoyer les poignés de la porte du réfrigérateur et du four micro-ondes, les robinets de l’évier et autres surfaces fréquemment touchées. N’utilisez jamais une éponge pour nettoyer vos tasses, assiettes, comptoirs, etc.
  6. 6. Utilisez un désinfectant pour les mains avant de sortir d’un immeuble. Cela permettra de prévenir la contamination de votre voiture ou de votre mode de transport.
  7. 7. Si vous éprouvez des symptômes de la grippe, restez à la maison et consultez un médecin ou présentez-vous à une clinique.

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Information | Nettoyage | Propreté

Le nettoyage vert durant l’hiver

by Louise Taillon 20 décembre 2010

Plus facile que vous le pensez ?

Neige, neige fondue, grains de sable, sel, composés pour déglacer sont tous des signes concrets que l’hiver est bel et bien arrivé. Les programmes de nettoyage de plusieurs bâtiments devront être adaptés ou modifiés pour affronter les conditions climatiques hivernales. Durant l’hiver, le sel, le sable et l'humidité se glissent facilement dans les bâtiments et risquent de dégrader les surfaces et peuvent également entraîner des chutes ou glissades.

Cependant, dotés d’une bonne trousse de survie hivernale, les gestionnaires des bâtiments peuvent éviter des dommages aux planchers et prévenir des accidents tout en respectant l'environnement.

Ce qui suit est un guide en quatre volets sur le nettoyage salubre et respectueux de l’environnement en hiver.


1er volet : Installation de tapis et carpettes fonctionnels dans toutes les entrées du bâtiment.

Selon ISSA (International Sanitary Supply Association) jusqu’à 24 livres de saleté peuvent être transportées dans un bâtiment visité par mille personnes au cours d'une période de 20 jours de travail. Également, jusqu'à 70 à 80% de la saleté provient de l’extérieur et pendant l’hiver ce pourcentage est plus élevé. Toujours selon ISSA, généralement il faut débourser 500$ pour nettoyer une livre de saleté.

Des tapis et des carpettes performants captent et emprisonnent la saleté, l'humidité et les polluants aux entrées et par le fait même ils ne sont pas transportés dans tout le bâtiment ; vos planchers et la qualité de l'air à l’intérieur sont donc protégés.

Pour intercepter la saleté et protéger la qualité de l'air de votre bâtiment, au moins 3 mètres (15 pi) de tapis doivent être installés à chaque entrée – le tapis doit être assez long pour qu’une personne ayant une enjambée moyenne puisse faire 4 à 6 pas avec chaque pied sur le tapis. Pour que le tapis soit considéré performant, la garantie du cycle de vie accordée par le fabricant doit être pour une période minimum d’un an.

N’oubliez pas, les carpettes performantes doivent être nettoyées correctement pour obtenir les résultats escomptés. Il faut passer l’aspirateur fréquemment sur les carpettes et elles doivent être nettoyées régulièrement. L’installation de carpettes ne suffit pas ! Elles doivent demeurer propres et sans débris pour empêcher la saleté de salir les sols et prévenir l’inhalation de polluants.


2ème Volet – Revoir la fréquence de votre programme d’entretien des sols

Les meilleurs systèmes de carpettes interceptent seulement 80% de la saleté et des contaminants à la porte. Pour enlever ce qui a pénétré dans le bâtiment, les gestionnaires d’immeubles doivent modifier la fréquence du nettoyage des planchers durs et des moquettes.

Il faut enlever la saleté et les contaminants avant que les planchers soient abîmés et avant que les occupants puissent inhaler ces particules nocives. Il faut considérer la nécessité d’augmenter la fréquence du nettoyage avant que des dommages se produisent. Un petit investissement pour augmenter la fréquence peut éviter des dépenses coûteuses pour le décapage et la remise à neuf d’un plancher fini et le remplacement d’une moquette.


3ème volet - Le choix d’équipements qui favorisent la qualité de l’air intérieur

Votre programme de nettoyage hivernal doit être efficace et il doit également tenir compte de la santé des occupants. Pour répondre à ces deux critères, les aspirateurs et les machines pour le nettoyage par injection/extraction doivent aspirer la saleté et les contaminants et les contenir. Recherchez des aspirateurs capables d’enlever une quantité de saleté supérieure à la moyenne, de contenir la poussière, et de maintenir l’apparence et la durée du tapis. Choisissez les équipements pour l’extraction qui excellent en termes d’extraction et d’aspiration de la poussière et de l’humidité et qui soulèvent les fibres du tapis.

CRI (Carpet and Rug Institute) applique une série de tests aux équipements de nettoyage et d’entretien de tapis afin de déterminer et d’assurer qu'ils aspirent efficacement la saleté et la retiennent, et que le tapis conservera sa belle apparence et qu’il aura un long cycle de vie. Recherchez les équipements pour l’entretien des tapis qui ont reçu le sceau d'approbation/programme Green Label du CRI.

Les autorécureuses ou autolaveuses doivent également être capables d’aspirer et de contenir efficacement la saleté et d’enlever le plus d’humidité possible afin que les surfaces restent propres plus longtemps, et prévenir des chutes et glissades qui peuvent causer des accidents. Les critères du programme LEED EBOM pour les équipements sont un outil pratique pour vous aider à choisir l'équipement qui répondra aux exigences en matière de santé et sécurité de l'opérateur et les besoins en nettoyage d’un bâtiment. Ces critères portent sur les niveaux sonores, l'ergonomie de la conception, la distribution des produits chimiques et de nombreuses autres fonctionnalités.

Il ne faut pas oublier que tous les équipements doivent être révisés régulièrement et adéquatement afin d’obtenir les résultats anticipés et les avantages sains dont vous avez besoin.


4ème volet – Le choix de produits pour le nettoyage certifiés verts

Les occupants d’un bâtiment passent plus de temps à l'intérieur qu'à l'extérieur. Pour cette raison, il est important d'utiliser des pratiques de nettoyage favorisant une bonne qualité de l'air intérieur.

Les produits chimiques pour le nettoyage certifiés verts sont conçus pour vous donner les performances de nettoyage dont vous avez besoin tout en protégeant la santé des utilisateurs et des occupants de l'immeuble. Votre politique de nettoyage devrait régir, si possible, l'utilisation de produits chimiques certifiés verts.

Une des problématiques est qu’en hiver la saleté qui pénètre dans le bâtiment est différente de celle des autres saisons et beaucoup plus prolifique. Le nettoyage en hiver peut exiger la modification de vos choix de produits chimiques. Vous devriez peut être avoir un nettoyant formulé pour enlever la saleté lourde et résiduelle comme les fondants par exemple. N’oubliez pas que le choix des produits chimiques de nettoyage doit tenir compte de trois éléments de base d’un programme nettoyage vert efficace:

  1. le produit de nettoyage doit répondre à vos besoins de nettoyage ;
  2. il doit protéger la santé des travailleurs et des occupants du bâtiment ;
  3. il doit avoir un moindre impact sur l'environnement par rapport aux produits chimiques traditionnels.
Si votre entrée est trop petite pour la nettoyer avec une autorécureuse, vous devriez avoir un système de nettoyage composé d’un seau, vadrouille et essoreuse pour ramasser les débris humides selon un horaire régulier. Assurez-vous que ces outils et accessoires sont toujours propres et bien entretenus, et que l’eau est changée souvent ; assurez-vous aussi que la solution chimique choisie est compatible à la saleté présente et que la dilution recommandée est utilisée.

L'utilisation d’une plus grande quantité de chimique ou d’une solution plus corsée ne signifie pas nécessairement qu’elle est plus efficace. Souvent, les nettoyeurs utilisent une dilution plus forte que celle recommandée en espérant que le produit va supprimer plus de saleté. Bien souvent, une solution plus forte produit une pellicule sur la surface et les planchers redeviennent sales plus rapidement ; elle peut également endommager la surface. Il ne faut jamais utiliser de produits chimiques pour le nettoyage à un taux de dilution qui n’est pas recommandé par le fabricant !!!

Ne permettez pas à l'hiver, la saleté et les polluants d’affecter le niveau de nettoyage de vos installations. Les carpettes, la fréquence de nettoyage et le choix judicieux d’équipements et produits chimiques sont des facteurs qui assureront le succès de votre programme de nettoyage, et vous et votre bâtiment serez prêts à affronter l’hiver. Votre budget, votre personnel, vos locataires et visiteurs, et votre planète, vous en seront reconnaissants !

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