Selon mon expérience...

by BarryColpitts 10 février 2012

Il y a 18 ans, lorsque j’ai débuté ma carrière dans l’industrie du nettoyage, je voulais acquérir de l’expertise et des connaissances en côtoyant ceux et celles qui avaient beaucoup d’expérience. À l'époque, il s’agissait de ceux et celles qui travaillaient depuis nombre d’années dans notre organisation et qui connaissaient tous les trucs du métier. Aujourd’hui, je suis un de ceux qui possède un bagage d’expérience et de connaissances, mais je peux facilement être substitué par l'internet étant donné que les clients s’en servent lorsqu’ils décident d’acheter un produit, et ils consulteront l’internet bien avant d’appeler un représentant, qu’il soit chevronné ou pas.

J'utilise moi aussi l'Internet pour faire des recherches, et je me compte chanceux d’avoir à mes côtés des personnes qualifiées qui m’aident à détecter les sous-entendus (et autres paramètres) afin que je puisse décortiquer le nébuleux dans les textes et les tests.

Ceci suscite donc des questions:

  • Qui en sortira gagnant? Le client qui cherche des produits et des conseils non sollicités pour faire des choix sur le nettoyage?
  • L’idéal de transparence pourra-t-il fournir assez de clarifications pour que notre industrie passe au niveau d’expertise recherché et désiré?

Si on va au fond des choses, je ne suis pas certain qu’il reste encore des opinions non biaisées sans cibler un produit particulier. Chaque jour, nous sommes bombardés par la prochaine « innovation à usage unique » et il faut consacrer trois fois plus d’efforts pour éviter un mauvais usage tout en perdant du temps précieux pour atteindre notre but ultime qui est faire un bon nettoyage.

Alors que notre industrie s'adapte à la vitesse de la technologie, il y a des moments où on dirait qu’on regarde à travers un vitrail - il y a de belles couleurs, mais les volets ne sont pas tous roses. En fin de compte, la manière de nous protéger n'a pas beaucoup changée - nous cherchons toujours des moyens pour nous débarrasser de la saleté et des virus, mais nous voulons le faire plus rapidement.

Finalement, il faut prendre une décision! Assurez-vous que votre choix ne tient pas toujours compte des mots utilisés par le marketing pour ériger une « aura de connexité ». Certaines techniques qui pourront sans doute vous aider sont:

  • Recherchez des personnes et des groupes qui viendront vous expliquer clairement comment ils sont arrivés à leurs conclusions et qui acceptent et respectent l’opinion d’autres personnes
  • Devenez membre actif d’une association qui a un lien avec l’industrie (en direct ou en ligne)
  • Déterminez les coûts associés à un changement ou mise en œuvre d’une nouvelle technologie tout en reconnaissant que le changement peut être nécessaire
  • Recherchez des solutions réalisables, qui ont un impact sur la santé de votre entreprise, et pas seulement qui sont un sujet de conversation
  • Si une solution est implantée, serez-vous en mesure de savoir si elle fonctionne vraiment (c’est peut-être une technique de marketing)
  • Recherchez des outils ou des équipements qui contribuent à améliorer la vitesse de tous les travaux de nettoyage (installation, application et nettoyage)
  • Trouvez des innovations qui améliorent l'élimination des saletés et non pas seulement testées à l’aide d’outils innovateurs
  • Assurez-vous que les nouvelles technologies sont résistantes et véritablement innovantes et qu’elles ne seront pas une dépense inutile.

Finalement, remettez toujours en question votre expérience et vos préjugés, et essayez toujours de vous améliorer!


À propos de Barry Colpitts

Ayant travaillé dans plusieurs champs de compétence au sein de la filiale Wood Wyant au cours des 18 dernières années, entre autres, la vente et marketing, produits chimiques et équipements, Barry apporte une approche multidisciplinaire à la fois théorique et pratique à l'industrie du nettoyage, et aux changements qui s’y produisent tellement rapidement.

Barry a participé à plusieurs salons et foires commerciales, séminaires et assisté à de multiples ateliers de formation à l’échelle internationale. En tant que professionnel certifié ESP & CIMS I.C.E.-GB, il possède une connaissance approfondie des tendances et des technologies émergentes qui peuvent aider votre entreprise à maintenir vos bâtiments salubres et hygiéniques.

Aujourd'hui, Barry épaule le groupe du développement des affaires de Sani Marc à demeurer en tête du marché de la salubrité en constante évolution. Avec un oeil sur l'avenir, nous sommes fiers de continuer à offrir des solutions optimales à notre clientèle canadienne.

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Pourquoi l’hygiène des mains est-elle importante?

by Louis Anastasakos 27 janvier 2012

C’est un fait reconnu, un lavage des mains adéquat et à une fréquence appropriée est un élément primordial d’une stratégie de lutte contre les infections.

Pourquoi l’hygiène des mains est-elle efficace? Est-ce parce qu'il y a quelque chose de magique ou de noble dans le geste de se laver les mains ou serait-ce que se frotter les mains avec un savon ou un autre liquide produit certains avantages mystérieux?

L'hygiène des mains consiste à éliminer les microbes sur la peau. Parfois, on élimine les microbes en se lavant physiquement les mains et parfois c'est l'action chimique des désinfectants sur les mains qui élimine les microbes. Ces gestes sont importants car ils permettent d’améliorer les résultats du contrôle des infections. Pourquoi ont-ils des effets sur l'amélioration des résultats du contrôle des infections? Les mains sont le véhicule principal de transmission de microbes aux surfaces et objets, ceux qui ne sont pas transmis par l’air. Par conséquent, la suppression ou la limitation de la capacité des mains de transmettre des maladies est également décrite comme étant «la rupture de la chaîne d'infection».

Donc, si vous essayez d'améliorer vos stratégies de lutte contre les infections soyez certains que vous ne recherchez pas seulement un « produit qui agit »; il faut savoir également « pourquoi il agit ». Sinon, un de ces jours il se pourrait que nous devions nous laver derrière les genoux avant et après une visite d'un patient dans un hôpital!!!


Biographie de Louis Anastasakos

En 1990, titulaire d’un baccalauréat spécialisé en chimie de l'Université McMaster, en 1992, Louis a commencé sa carrière dans l'industrie de l’assainissement à titre de chimiste. En 1997, Louis s’est joint à l’équipe Wood Wyant à titre de directeur technique responsable de la réglementation, le contrôle de la qualité et le développement de produits de la division des produits chimiques Wyant. En 2006, Louis acceptait un poste en marketing et assumait un rôle de soutien à la force de vente et à la clientèle chez Wood Wyant.

Aujourd'hui, en tant qu’expert en développement durable (ESP) du programme OCDE et membre du Forum technique industriel et institutionnel de l’ACFPS de CSSA, Louis partage son expertise, ses connaissances des produits et des procédés et sa passion pour l’art oratoire afin de s’assurer que les clients sont bien informés et qu’ils puissent développer et implanter des programmes efficaces, rentables et avantageux.

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Faut arrêter d’acheter des machines!

by BarryColpitts 21 décembre 2011

À propos de Barry Colpitts

Ayant travaillé dans plusieurs champs de compétence au sein de la filiale Wood Wyant au cours des 18 dernières années, entre autres, la vente et marketing, produits chimiques et équipements, Barry apporte une approche multidisciplinaire à la fois théorique et pratique à l'industrie du nettoyage, et aux changements qui s’y produisent tellement rapidement.

Barry a participé à plusieurs salons et foires commerciales, séminaires et assisté à de multiples ateliers de formation à l’échelle internationale. En tant que professionnel certifié ESP & CIMS I.C.E.-GB, il possède une connaissance approfondie des tendances et des technologies émergentes qui peuvent aider votre entreprise à maintenir vos bâtiments salubres et hygiéniques.

Aujourd'hui, Barry épaule le groupe du développement des affaires de Sani Marc à demeurer en tête du marché de la salubrité en constante évolution. Avec un oeil sur l'avenir, nous sommes fiers de continuer à offrir des solutions optimales à notre clientèle canadienne.


J'ai bien rigolé quand un de nos directeurs de comptes m’a raconté qu’il avait vu un jour, alors qu’il poussait son extracteur, un employé de l’entretien qui transpirait à profusion; il s’est donc arrêté pour lui expliquer que le modèle qu’il utilisait était une machine tractée conçue pour être tirée! (J'espère bien que c’était un client potentiel!)

Cette anecdote me porte à croire qu’on ne devrait jamais acheter juste des machines ... mais que nous devrions plutôt investir dans des technologies qui nous permettent de nettoyer plus rapidement, plus efficacement et avec de meilleurs résultats.

Comment sera la machine motorisée de l’avenir? Peut-on imaginer les caractéristiques suivantes:

  • des filtres HEPA sur l’échappement;
  • des lames de raclette en caoutchouc régénéré dans l’eau;
  • des cuves ou réservoirs autonettoyants;
  • une connexion pour un IPod, radio satellite ou téléviseur;
  • une fiche pour brancher votre tablette pour connaître votre horaire de travail et vous rendre sur le chantier avec le GPS (Ça existe peut-être?)
  • instructions intégrées dans n’importe quelle langue – il suffit de programmer;
  • une «manette pour le démarrage» avec reconnaissance faciale.

Je ne suis pas responsable des pertes subies par l’industrie de l’automobile parce que je n’ai pas acheté une nouvelle voiture depuis neuf ans. Mes besoins n'ont pas beaucoup changé pendant cette période. A un moment donné j’ai songé à acheter une fourgonnette afin que mon épouse n’ait pas à transporter le siège d’auto, mais on s’est habitués. Je garde mon véhicule en bon ordre et je fais des mises au point régulièrement. Je sais qu'un jour, je vais acheter une autre voiture et le véritable prix ne sera pas celui sur l’étiquette, mais la différence entre ce que je vais payer et ce que je vais avoir pour la minoune (à l’aide Kijiji!).

Avec la pénurie croissante de travailleurs qui sévit présentement, est-ce votre entreprise sera prête à faire plus avec moins?

  • Envisagez-vous acheter des équipements en vous basant sur vos besoins en ce moment, ou investissez-vous en tenant compte du nombre de nouveaux travailleurs qui utiliseront ces équipements au cours des 5 à 10 prochaines années?
  • Prenez-vous vos décisions en considérant la saleté à enlever, les heures de main-d’œuvre disponibles, et les résultats désirés – ou les nouveaux gadgets proposés?
  • Pourriez-vous vous rendre du point A au point B plus rapidement ou à la même vitesse, si l’endroit était achalandé?
  • Est-ce qu’une autre personne pourrait utiliser votre machine lorsque vous n’êtes pas là même si elle est plus grande que vous, ou s’il y a personne présent pour lui montrer comment la faire fonctionner?
  • Pourriez-vous utiliser votre autorécureuse dans un endroit achalandé ou est-ce que les gens vous demanderont de faire changer votre silencieux?

Notre industrie s'efforce pour configurer de meilleurs équipements pour protéger la santé et la sécurité des gens qui travaillent autour de nous. J’aimerais vous rappeler de ne pas acheter de machines aujourd’hui. Planifiez plutôt vos achats en fonction de vos besoins présents et éventuels.

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On nettoie pour réduire la pollution...

by Lana Targett 06 décembre 2011

On nettoie pour réduire la pollution et non pas pour en créer...


Lana Targett est directrice de perfectionnement professionnel pour les provinces de l’Atlantique. Lana fait partie de l’équipe Wood Wyant depuis huit ans; elle possède un degré en administration des affaires de l'UNBSJ. Elle possède également le titre de Professionnel Expert en Durabilité (PED) du Programme Canadien de Durabilité Écologique et celui d’expert du programme Cleaning Industry Management Standard & Certification de l’ISSA. Grâce à ces connaissances, elle a accompagné plusieurs entreprises sur le chemin de la durabilité. Lana est une conférencière hors pair et partage ses connaissances et des informations variées sur divers sites de médias sociaux. Vous pouvez la suivre sur Twitter à cette adresse Twitter@LanaTargett


Les propriétaires et les gestionnaires d’immeubles ont redoublé leurs efforts pour acheter des produits certifiés verts au cours des deux dernières années. Une des raisons pour laquelle ils achètent ces produits est avec l’intention améliorer la qualité de l’air intérieur en réduisant les effets négatifs attribués aux produits de nettoyage à la qualité de l’air intérieur dans le passé. Décidément, pour une fois, le personnel de l’entretien en sort gagnant! Alors, vous achetez des produits verts, vous les remettez à votre personnel et puis après vous faites quoi? Qu'en est-il des programmes de nettoyage vert?

Le nettoyage vert c’est bon pour l’environnement et aide à protéger les gens, surtout les groupes vulnérables comme les personnes âgées, les personnes fragiles, les enfants, et les personnes qui sont allergiques aux produits chimiques. Le nettoyage vert assure un processus de nettoyage supérieur qui privilégie le contrôle des infections, mais aussi réduit les déchets, les risques pour les travailleurs et les occupants de l'immeuble, et les impacts négatifs sur l'environnement.

L’école élémentaire Charles Young de Washington, DC, par exemple, a mis en œuvre des programmes de nettoyage vert et de qualité d'air intérieur qui englobaient l’ensemble de la qualité de l’environnement. Voici quelques-uns des résultats probants de leurs programmes de nettoyage vert et de qualité de l'air intérieur. (Source: Health School Environment and Enhanced Educational Performance – The Case of Charles Young Elementary School, Washington, DC, Carpet & Rug Institute, Janvier 2002):

L’assiduité a augmenté de 89% à 93%

Les notes de passage ou plus hautes en mathématiques sont passées de 51% à 76%

Les notes de passage ou plus hautes en lecture sont passées de 59% à 75%

Les programmes de nettoyage vert jouent un rôle vital car ils créent un environnement plus sain. Et les environnements sains créés par des programmes de qualité de l’air améliorent l'assiduité et l’attitude des élèves, et l’attitude et la rétention des enseignants et - peut-être ce qui est le plus important – ils améliorent les notes en mathématiques et en lecture.

Bien que certains propriétaires et gestionnaires d’immeubles considèrent que ce n’est pas facile d'être vert - ils découvriront bientôt que des informations, des ressources et des experts sont disponibles maintenant pour les aider à mettre en œuvre des programmes de nettoyage verts de grande ou petite envergure. En effet, le vert c’est la seule façon de faire.

Traduction d’une citation de Maya Angelou:

« J'ai appris que dans la vie il ne faut pas recevoir tout le temps, de temps en temps il faut aussi donner. »

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N’oublions pas de remercier notre concierge!

by Louise Taillon 15 septembre 2011

J'enseigne présentement à ma plus jeune comment conduire. Il y a deux ans c'était le tour de ma grande et bien entendu j'ai oublié comment m'y prendre, les complexités des codes de la route. Je pense que c'est un peu comme un accouchement. La naissance nous fait oublier les douleurs. Je vis dans un charmant petit patelin là où les transports publics sont presque inexistants – et conduire n'est ni un luxe ni un privilège, c'est une nécessité. Si vos enfants savent conduire, c'est l'indépendance tant pour les parents que pour les enfants.

Je trouve que le plus difficile c'est de ne pas savoir comment expliquer les manoeuvres, car je ne suis pas un instructeur de conduite qualifié. Même si elle a pris des leçons de conduite avec une école de conduite professionnelle, elle doit pratiquer pour obtenir le niveau de compétence et la confiance nécessaires pour être en mesure de conduire seule. Ses techniques et sa confiance s'améliorent de jour en jour. Je conduis depuis plus de 30 ans, mais je ne sais pas comment expliquer ce qu'il faut faire pour reculer pour garer la voiture en parallèle, comment cramper les roues ou comment expliquer quand il faut céder le passage. Ca fait tellement longtemps que je le fais machinalement, sans y penser.

Enseigner à quelqu'un comment conduire m'a permis de retourner aux sources, aux principes fondamentaux de la conduite. Comme tout conducteur de mon âge, j'ai pris quelques mauvaises habitudes au fil des ans. Les cours de conduite que je donne à ma fille me permettent de modifier mon comportement au volant. Maintenant, je tiens le volant avec mes deux mains, les bras fléchis, à 2h et 10h, et je vérifie toujours l'angle mort lorsque je change de voie. Qu'est-ce qui m'a fait changer mes habitudes? J'ai repensé aux conséquences possibles de ne pas respecter les code de la route, et que la sécurité routière est la responsabilité de ceux et celles qui sont au volant.

Le personnel chevronné des services environnementaux éprouvent les mêmes symptômes. Ils nettoient depuis tellement longtemps qu'ils oublient l'importance des subtilités de leurs tâches afin d'obtenir les résultats escomptés. Il faut parfois des années pour apprendre «les trucs du métier» comme la façon de pousser correctement un aspirateur, comment dérouler ou enrouler le cordon, comment remplir un seau pour éviter qu'il y ait trop de mousse, comment enlever du chewing gum de la moquette, comment éviter les accumulations de saleté et de fini dans les coins et le long des plinthes, et comment enlever des taches d'eau dure , etc. Les nettoyeurs expérimentés peuvent reconnaître la complexité de l'entretien de n'importe quelle surface, relever n'importe quel défi et ils savent exactement quoi faire dans la majorité des cas. Ils font bien leur travail. Par contre, est-ce qu'ils se souviennent toujours de la technique?

On oublie souvent pourquoi et comment on accomplit une tâche. La mission des services environnementaux est de garder nos bâtiments propres et salubres. C'est toute une responsabilité - ils doivent nettoyer le bâtiment selon la norme prescrite en utilisant des protocoles de nettoyage qui favorisent la santé tout en minimisant l'impact que le processus de nettoyage peut avoir sur l'environnement! Tout cela doit être accompli, tout en respectant un budget. Pas facile!

La prochaine fois que vous passez en revue le protocole de nettoyage avec le personnel des services environnementaux, rappelez-leur que leur poste est important pour la santé de l'immeuble et ses occupants. Il est tout aussi important que les nettoyeurs sachent pourquoi ils doivent respecter les protocoles et les conséquences de ne pas le faire – que de les mémoriser. Et quand vous avez un moment, prenez le temps de remercier ces professionnels de la propreté pour l'excellent travail qu'ils font pour vous garder en santé!

En passant, ma fille a maintenant son permis de conduire!

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Un récit de deux crises : les virus et l’économie

by Jason Tetro 18 août 2011

Le blog cette semaine a été écrit par Jason Tetro. Jason est un chercheur, stratégiste en hygiène, économiste versé et instigateur de l'étude «Corporeal Ecology». En raison de la situation économique qui sévit présentement, son blog apporte un point de vue perspicace montrant les similitudes et les parallèles entre une épidémie microbiologique et une crise économique. Suivez-le sur Twitter @JATetro.

* * *

Je n'ai pas écrit de blogs depuis quelques semaines et je pourrais expliquer cette interruption en disant que j'ai travaillé sur des demandes de subventions et que j'ai eu des discussions avec des entreprises et organismes non gouvernementales à l'élaboration d'éventuelles stratégies sociales et des projets de marketing sur la santé communautaire et mondiale.

Et je ne vous mentirais pas.

Mais pour être honnête, il y a une autre raison pour laquelle j'étais absent. Non, ce n'est pas parce que je suis accro au jeu « Angry Birds » – oui, j'ai joué, mais ce n'est pas la raison de mon absence.

Je suivais l'évolution de la situation économique.

Depuis environ un mois (plus particulièrement au cours des deux dernières semaines), le focus est sur l'économie, comme jamais vu auparavant. La soi-disant «crise de la dette» et «la politique de la corde raide» étant abordées et diffusées sur toutes les chaînes, il était presque impossible de les ignorer. La dégradation par l'agence de notation S & P et la chute des marchés boursiers à l'échelle mondiale a rendu la situation apparemment plus désastreuse, et selon certains observateurs, apocalyptique.

Les médias, pour leur part, ont fait de leur mieux pour analyser la situation, pour garder les nouvelles et les discussions objectives et ils ont même essayé de trouver un moyen d'affronter ou de dissimuler les conséquences. Pourtant, à chaque fois qu'un diagnostic était possible et qu'une solution était identifiée, les tendances changeaient et tout le monde était abasourdi. A un moment donné, même les plus grands analystes de l'économie ont été forcés d'admettre, en ces termes, qu'ils ne savaient pas quand on sortirait de la crise:

On n'a aucune idée.

Alors, pourquoi suis-je tellement étonné? Ce n'est pas parce que c'est exceptionnel, révolutionnaire et le début d'une toute nouvelle façon de vivre. Bien au contraire. À mon avis, c'est parce que c'est banal ...

... pour les maladies infectieuses.

Je crois que toute personne qui a bravé une épidémie ou une pandémie microbiologique comprend ce qui se passe dans la tête de ces experts en économie et peut apprécier leur désarroi. Après tout, les étapes de ces crises sont similaires à bien des égards et les résultats en parallèle les uns aux autres. Et tandis qu'ils semblent être diamétralement opposés, comme vous le verrez dans l'élaboration de chaque étape qui suit, ils sont plus étroitement liés qu'on pourrait l'imaginer.

1. Un avertissement est émis qu'il y a ou qu'un problème est imminent

Un virus: l'identification d'une nouvelle souche ou d'une souche virulente dans l'environnement qui pourrait causer des maladies chez les humains.

L'économie: une prévision en février d'endettement à travers le monde.

2. Un événement déclencheur se produit et menace la communauté

Un virus: la souche du virus est identifiée.

L'économie: Inévitable, la Grèce n'est pas capable de payer ses dettes.

3. L'impact imprévu d'une transmission secondaire et de la virulence

Un virus: Plus d'une personne est atteinte et la voie de transmission est inconnue – les taux de morbidité et de mortalité font l'objet de discussions.

L'économie: La peur de ne pas pouvoir rencontrer ses obligations se propage aux États-Unis et dans d'autres pays – on parle de rétrogradations.

4. On tente de dénombrer les enjeux

Un virus: Est-il transmis d'une personne à l'autre? Est-il hyper virulent? Est-il résistant?

L'économie: Est-ce une dette? Est-ce de l'avidité? Est-ce le gouvernement?

5. Une tentative pour sauver la situation ne produit rien

Un virus: L'abattage massif d'animaux peut se produire sans pour autant arrêter la propagation, on vaccine rapidement; on achète de grandes quantités de médicaments antimicrobiens; les hôpitaux et autres maisons de santé commandent de grandes quantités de masques et des fournitures pour se protéger. Pourtant, le virus continue à se propager.

L'économie: Les efforts du gouvernement pour contrôler la dette sont ponctués, des mesures d'austérité sont introduites; les analystes financiers commencent à conseiller aux clients d'être prudents et d'éviter les risques; la volatilité des marchés augmente. Pourtant, pas de solutions en vue.

* * *

À ce stade, la situation s'améliore ou se détériore. Si les conditions sont bonnes, la situation va se rétablir d'elle-même et sera propice au redressement et à la reprise économique. Dans de nombreux cas d'épidémies de courte durée, comme le virus Ébola par exemple, ou en économie, le crash éclair de 2010, la meilleure ligne de défense est passive afin de permettre à l'événement de se volatiliser de lui-même, un peu comme un incendie qui fait rage.

Mais, si la situation ne change pas, il y a un risque qu'elle puisse s'empirer. Et si c'est le cas, le seul moyen pour la contrôler peut se révéler très impopulaire et peut même perdre ou briser la confiance des gens et leur apathie.

6. La goutte qui fait déborder le vase

Un virus: Un pourcentage spécifique de la population est infecté et une situation épidémique / pandémique doit être déclarée.

L'économie: La cote de crédit des États-Unis est baissée.

7. Retombées

Un virus: La situation est différente pour chaque événement. Dans le cas du SRAS, les séquelles ont été l'interdiction de voyager dans les régions touchées, ce qui a presque ruiné l'industrie touristique de Toronto en 2003. Dans le cas de la grippe H1N1, il y a eu une confusion massive sur l'impact du virus ce qui a influé à la fois sur les mesures de prévention et la vaccination. Dans la région de Niagara, dans le cas l'épidémie récente de C. difficile, les gens ont même manifesté devant les portes des institutions. La population avait l'impression que personne ne serait épargné, que la sécurité personnelle était en péril et que tout le monde blâmait quelqu'un d'autre.

L'économie: Présentement. Il y a eu, lundi dernier, l'effondrement du marché mondial. Il y a des tensions persistantes entre la population et les gouvernements, et indépendamment de qui prend la parole pour apaiser les tensions, rien ne semble résoudre le problème. Pour le public en général, tout le monde semble d'accord pour penser qu'aucun n'est épargné, que la sécurité personnelle est en péril et que tout le monde blâme quelqu'un d'autre.

8. Résolution

Un virus: L'agent a été identifié, ses moyens de transmission sont connus et les mesures de contrôle ont été éprouvées et mises en œuvre. Dans le cas du SRAS, cela signifiait que la population était presque soumise à la loi martiale dans les soins de santé. Dans le cas de la grippe H1N1, les écoles et autres endroits achalandés ont été fermés. Et, pour le C. difficile, c'était une question de procédures d'isolement strictes et pratiques de désinfection extrêmes.

L'économie: Rien à ce jour n'a été résolu.

Si l'on devait suivre l'expérience des virus, des mesures à court terme ou draconiennes pourraient être nécessaires pour arrêter cette pandémie d'effondrement économique. Des mesures financières sévères devraient être acceptées et la population sera forcée de vivre, au moins pendant un certain temps, sachant que leur qualité de vie sera différente et probablement affectée.

Et ceci évoque un facteur qui est extrêmement important dans le monde économique, mais qui l'est moins dans le monde des virus:

La réaction des gens.

Il est presque ironique de constater que dans le monde des virus, là où la santé des gens est le but primordial, la réaction des gens à la solution apportée est jugée plus ou moins importante. On présume que toute mesure, si stricte soit-elle, est mieux que d'avoir toute une population qui souffre. Pensez au nombre de personnes qui ont attendu pendant des heures en ligne pour obtenir un vaccin contre le H1N1 qui peut ou ne peut avoir été nécessaire? Quand il s'agit de mesures drastiques, le terme «la vie ou la mort« est vital et on croit que la plupart choisirait la vie, même si elle est moins confortable que d'habitude.

Dans le monde économique, c'est une autre histoire. La vie et la mort ne sont pas des enjeux; c'est la stabilité financière qui compte. Et naturellement, quand notre futur financier est menacé ou au moins marginalisée, il peut entraîner à un autre type d'épidémie ...

... celle qui se manifeste dans les rues.

Nous avons vu les émeutes en Grèce et on craint que le secteur financier puisse être la prochaine cible des émeutes en Angleterre. Il y a toujours des préoccupations concernant des manifestations dans d'autres pays comme l'Espagne, le Portugal, l'Italie et même l'Allemagne. Et s'il y a eu des protestations d'une nature pacifique aux États-Unis, il existe une certaine tension qui peut exploser à tout moment. C'est le jeu de l'attente d'une bombe à retardement silencieuse que tout le monde s'attend va exploser mais personne ne sait quand.

Quelle que soit la décision préconisée, j'ai bien peur qu'elle ne plaira pas à tous, mais j'espère qu'elle sera implantée sans perte de biens, de libertés ou de vies.

* * *

Pour moi, les dernières semaines ont été un l'apprentissage. J'ai acquis une nouvelle appréciation pour l'économie et j'ai constaté que l'économie mondiale n'est pas tellement différente que la santé mondiale. Je crois sincèrement que le monde microbiologique et épidémiologique peut tirer des leçons de cette situation afin d'améliorer notre habileté à répondre aux événements indésirables tels que les épidémies et les pandémies.

À son tour, peut-être que le monde économique peut se tourner vers le monde des virus pour en apprendre davantage sur la façon de contenir les problèmes, bien avant qu'ils ne surviennent. La santé existait bien avant l'argent et les leçons apprises au cours des âges peuvent être traduites pour aider à identifier des moyens afin d'obtenir de l'aide et des solutions, bien avant qu'il soit trop tard. Après tout, bien que les épidémies se produisent sur une base régulière, les pandémies sont encore peu nombreuses et espacées. Et dans le cas du SRAS, une pandémie a été effectivement circonscrite avant la catastrophe. Je crois que le monde économique pourrait utiliser cet exemple pour l'aider dans l'avenir.

Peut-être que je vais le formuler d'une façon plus succincte:

Si le monde économique regardait la crise qui sévit présentement de la même façon que le monde des virus l'a fait pour le SRAS, plusieurs d'entre nous ne seraient pas dans cette situation aujourd'hui.

Mais si le monde des virus avait agi de la même façon que le monde économique a agi récemment, lorsque le SRAS est apparu, plusieurs d'entre nous ne seraient pas ici aujourd'hui, point final.

Qu'en pensez-vous?

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Ne soyons ni insensé, ni négligent

by Louise Taillon 16 juin 2011

C’est le temps de passer de la parole aux actes!

À la fin d’une session de formation, j’aime bien partager avec les participants deux de mes citations préférées qui sont les définitions de l’insanité et de la négligence. On définit l’insanité comme étant la répétition des mêmes gestes et espérant obtenir des résultats différents. On définit la négligence comme étant la répétition des mêmes gestes même si on sait qu’ils sont dangereux, insensés ou incorrects. Ces deux définitions sont des indices que nous ne pouvons continuer à répéter les mêmes gestes et que nous devons changer nos comportements.

 

Passer de l’insanité à la raison ou de la négligence à l'action est une métaphore qui explique bien le virage pris par de nombreuses entreprises pour rendre leurs opérations plus vertes ou écologiques. Ce que je vois au quotidien sont des entreprises et des individus qui veulent être plus écologiques, mais ils ne savent pas exactement quoi faire, où concentrer leurs efforts. Pour plusieurs, le passage de la phase de sensibilisation à celle de l'action est une étape difficile. C’est facile de réaliser que vos gestes sont insensés ou négligents, mais difficile de corriger la situation. Voici quelques suggestions qui pourront aider à transformer vos notions vertes en gestes verts au sein de votre entreprise.

 

1) Tout d’abord, il faut sortir de la phase planification et concertation et faire des gestes tangibles. Commencez par des gestes qui ont un impact immédiat, qui sont visibles et faciles à mettre en œuvre. Ces gestes passeront un message à tous les occupants de l'immeuble que vous vous souciez de l'environnement et que vous êtes prêt à agir. Commencez par l’introduction de bouteilles d'eau réutilisables, utilisez des carafes au lieu de bouteilles d'eau jetables aux réunions, achetez des produits chimiques de nettoyage verts, installez des bacs de recyclage partout dans votre bâtisse et utilisez de la vaisselle réutilisable dans la cafétéria. Ainsi, tous les occupants et les visiteurs verront que vous êtes sérieux et que vous passez de la parole aux actes.

 

2) Évitez le jargon pour expliquer ce qui doit être fait. Si vous utilisez des expressions comme les GES, gaz à effet de serre, l'empreinte carbone, le changement climatique, le développement durable dans vos communications, le message sera moins transparent. Les employés ou visiteurs seront plus intéressés à lire ou écouter des messages amusants ou animés plutôt que de la terminologie scientifique. Au lieu de dire «Notre société va réduire son empreinte carbone», dites plutôt «Nous allons réduire le nombre de photocopies et ce faisant nous utiliserons seulement une(1) tonne de papier et nous réaliserons une économie de 10 000$ par année ». Ou encore «Notre société planifiera plus étroitement les livraisons locales afin de réduire de 15% le nombre de commandes expédiées chaque jour, et ainsi il y aura moins de camions sur la route et nous réaliserons des économies de 25 000$ par année en frais de carburant et de transport routier ».

 

3) N’utilisez pas la peur ou l’intimidation pour changer les comportements des employés ou des clients. Les changements de comportements se font lorsque les gens sont fiers de leurs gestes et qu’ils sont appréciés. Une déclaration positive comme «Saviez-vous que vos efforts de recyclage ont permis de réduire de deux bacs par jour la quantité de déchets envoyés aux dépotoirs. L'année dernière, nous avons envoyé 3 tonnes de déchets et cette année, grâce à nos efforts de recyclage, notre compagnie a envoyé seulement une demi-tonne. Vos efforts, vos petits gestes sont importants. Merci

 

4) Ne cessez pas d’innover. Une fois les initiatives faciles et tangibles fonctionnelles, implantez des projets à long terme. Vos prochaines étapes pourraient être la création d’une politique d'achat durable, l'achat de véhicules éconergétiques, un aire de stationnement préférentiel pour les voitures éconergétiques ou pour les voitures utilisées pour le covoiturage, ou encore l’éclairage éconergétique. Votre société est peut-être prête à obtenir la certification verte/durable pour assurer que les meilleures pratiques «vertes» sont adoptées. LEED, BOMA BESt et le Programme canadien de durabilité écologique sont quelques-uns des programmes de certification qui sont disponibles. Informez-vous et adoptez le programme qui répond le mieux à vos contraintes budgétaires et temporelles. Le point important qu’il faut retenir est que votre but est de devenir plus vert que vous l’étiez. Ce n’est pas toujours possible de devenir le plus vert. Concentrez-vous sur ce que vous pouvez faire aujourd'hui au lieu de ce que vous ne pouvez pas faire. Faites de petits gestes et ne laissez jamais le virage vert devenir un fardeau. Un objectif qui est trop difficile à atteindre va créer l’inaction, la passivité.

 

Il faut que notre industrie commence à réaliser qu’il faut innover, qu'il est temps de prouver que nous ne sommes ni indifférents ou négligents. L'écologisation de votre bâtiment permet d’éliminer le gaspillage et de rechercher des moyens pour être plus efficace. Ces gestes auront des effets positifs sur les occupants de votre immeuble, l'environnement et vos résultats financiers. En travaillant ensemble et en soutenant nos efforts mutuels, nos petits gestes auront beaucoup d’impact.

 

La source des citations provient du livre Cradle to Cradle de William McDonough and Michael Braungart et ont été adaptées pour cette chronique.

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Empreinte | Nettoyage | Recyclage

Mascarade d’allégations

by Louis Anastasakos 20 mai 2011

Cette semaine le billet est écrit par Louis Anastasakos.  Louis partage son expertise et ses connaissances des produits et procédés afin de s’assurer que les clients sont bien informés et puissant développer et implanter des programmes efficaces, rentables et avantageux.

 

Mascarade d’allégations - Comprendre l’évaluation des désinfectants au Canada

par Louis Anastasakos | Développement professionnel, Wood Wyant, les experts en solutions d’assainissement.

 

Il existe une stratégie utilisée par les institutions financières pour former le personnel sur la façon d’identifier les faux billets. Selon cette stratégie, le personnel apprend comment distinguer les caractéristiques et les propriétés des billets authentiques. Par conséquent, leur capacité de détecter les contrefaçons n’est pas fondée sur la compréhension de la plus récente falsification, mais plutôt sur la compréhension de l’authenticité d’un billet.

Tel est l'objet du présent article - vous apprendre à reconnaître une allégation valide et conforme de l’efficacité d’un désinfectant chimique pour les produits vendus pour utilisation au Canada. Cet article ne s'applique pas aux territoires à l'extérieur du Canada.

Auparavant, les gens consultaient des experts dans le domaine pour trouver des informations et résoudre des problèmes. Un lien existait entre le «chercheur» et «l’éducateur» et ce lien engendrait des avantages mutuels et un climat de confiance.

Avec l’Internet, tout le monde peut accéder et obtenir facilement de l’information provenant de plusieurs sources à travers le monde. En moins de quelques heures, les gens peuvent avoir la perception de tout savoir sur beaucoup de sujets. Cet auto-apprentissage peut se faire sans savoir si l’information est véridique.

Les problématiques entourant les organismes résistants aux antibiotiques (ORA) ont généré une demande pour des solutions qui sont plus faciles à utiliser, plus efficaces, et plus vertes. Les entreprises du monde entier ont exploité le pouvoir de l'Internet pour transmettre leur message directement aux clients et outrepasser les experts traditionnels dans le domaine - les distributeurs de produits chimiques.

Avec ce flot d'informations à notre disposition, il est impossible d’être constamment au courant et d’interpréter les plus récentes allégations sur l’efficacité d’un produit.  Ce nouveau concept, je voudrais l’appeler la «mascarade d’allégations» des désinfectants. Cette mascarade a lieu lorsque les fabricants n’expliquent pas clairement l’efficacité d’un désinfectant sur les étiquettes ou dans la littérature publiée au Canada ou encore ne font pas les démarches pour obtenir un numéro DIN pour leurs produits alors qu’ils font ces allégations à des clients potentiels au Canada.

Le processus d’enregistrement

Au Canada, tout produit liquide, solide ou en aérosol qui revendique être un désinfectant de surfaces est réglementé en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et doit avoir un numéro DIN (identification numérique de drogue). Le processus d'enregistrement permet d’obtenir un numéro DIN et ce numéro assure que les allégations sur l'étiquette sont véridiques et que le produit est formulé selon des méthodes reconnues par Santé Canada. L'enregistrement assure également que les ingrédients utilisés sont adaptés pour l'utilisation prévue. L'enregistrement assure aussi que le fabricant, le distributeur ou l’agent réside au Canada et qu’il est responsable des allégations faites sur le produit. La vente d’un produit liquide, solide ou aérosol au Canada alléguant être un désinfectant lorsqu’utilisé selon le mode d’emploi indiqué sur l'étiquette ne possèdant pas de numéro DIN constitue une infraction à la loi. Il n’existe pas de numéro DIN préliminaire ou un DIN en attente. Sans numéro DIN la vente est illégale.

Les homologations étrangères ne sont pas équivalentes à celle d’un DIN. Une homologation internationale d’un désinfectant ne signifie pas qu'elle est aussi bonne qu’un DIN ou qu'elle répond aux exigences réglementaires canadiennes. Beaucoup d'autres pays n'ont pas le même processus de révision que Santé Canada, et les fournisseurs peuvent faire des allégations sans aucune vérification de l’efficacité des ingrédients. Quiconque se fie aux informations relatives à l’efficacité d’un produit qui ne possède pas un numéro DIN n'a aucun moyen de savoir si les allégations sont vraies ou non. Sans un numéro DIN, il n'y a rien pour garantir que les ingrédients sont convenables pour l'utilisation. Bref, vous n'avez aucun moyen de savoir si ce que vous achetez est authentique. Sans un numéro DIN, personne ne peut être blâmé ou tenu responsable des allégations faites sur le produit.

Étiquetage

1. Allégations de l’efficacité sur un organisme particulier sur l’étiquette - Lors de l'enregistrement d'un désinfectant au Canada, Santé Canada analyse les allégations que le fabricant a indiquées sur l'étiquette. La seule façon de faire une allégation concernant un organisme sur une étiquette est de présenter les données d'efficacité pour soutenir ce qui est énoncé. L’acheteur potentiel d'un désinfectant ayant un numéro DIN peut croire toutes les allégations de l’étiquette concernant un organisme spécifique.

2. Aucune allégation de l’efficacité sur un organisme particulier sur l’étiquette – Il y a seulement quatre (4) raisons pour lesquelles des organismes spécifiques ne peuvent être énumérés sur l’étiquette :

A. Le produit peut avoir été enregistré sous la Catégorie IV

B. Les organismes peuvent être énumérés dans les allégations d’un enregistrement secondaire

C. Il n’y a aucune preuve de l’efficacité

D. L’organisme n’a jamais été analysé

A. Enregistrement Catégorie IV – Certains ingrédients actifs énumérés (tels que chlorures d'ammonium quaternaire (quats), eau de javel, etc.)sont reconnus depuis longtemps pour leur efficacité et leur performance comme désinfectants de surfaces dures. Santé Canada a reconnu un niveau d’efficacité et a créé une liste d'exigences ou une monographie qui décrit la façon d'accélérer l'enregistrement d'un désinfectant pour surfaces dures. En autant que l’entreprise demandant l’enregistrement ne fait pas d’allégations axées sur un organisme spécifique, qu’elle respecte certaines exigences relatives au temps de contact et d'autres éléments énumérés clairement dans la monographie pour la Catégorie IV, elle peut obtenir un numéro DIN de base sans analyse automatique de l'efficacité de l’information par Santé Canada. Si vous utilisez un produit enregistré avec un DIN émis sous la Catégorie IV, vous utilisez un produit de faible niveau d’efficacité pour surfaces environnementales et il est adéquat pour de nombreux usages. Toutefois, s'il y a des agents pathogènes tels que des ORA et vous voulez l’assurance qu’il pourra les éliminer, un produit homologué avec un DIN de Catégorie IV n'est probablement pas ce dont vous avez besoin.

B. Allégations d’enregistrement secondaire - L'information relative à l'efficacité sur un organisme donné peut être semblable à celle pour d'autres organismes déjà sur l'étiquette ou elle peut avoir été produite après l'enregistrement initial. Si l’entreprise qui enregistre le DIN déclare l'identité du désinfectant et la revendication d'efficacité par écrit et distribue cette information au Canada, cette information est considérée être une insertion donc un ajout au texte de l'étiquette du produit. Par conséquent, Santé Canada peut tenir responsable l’entreprise détenant le numéro DIN de l’allégation et peut demander à l’entreprise de fournir les données afin de vérifier l'efficacité. Les allégations d’un produit ayant un numéro DIN faites par écrit, disponibles au grand public au Canada, sont aussi crédibles que l’entreprise qui a enregistré le produit.

C. Aucune preuve de l’efficacité – Ceci est la raison la plus évidente pour laquelle une allégation n'est pas disponible par écrit sur l'étiquette ou sur un document secondaire public au Canada. Si l'identité du numéro DIN du produit et l'efficacité ne sont pas jumelés par écrit, Santé Canada ne peut pas vérifier l’allégation à laquelle l'utilisateur peut se fier pour vérifier l’exactitude. Il est également impossible de tenir le fournisseur responsable de l’allégation.

D. L’organisme n’a jamais été testé - Des agents pathogènes d'intérêt sont continuellement découverts au cours des recherches médicales. Dans de nombreux cas, il n'y a pas eu assez de temps ou de demandes pour faire des tests sur des organismes spécifiques avec des désinfectants de surfaces dures. Un fournisseur de produits avec un DIN ne peut pas faire une allégation d'efficacité inductive - Produit A est formulé avec l’ingrédient B, l’ingrédient B est efficace sur l’organisme C, donc le produit A est efficace sur l'organisme C. Quiconque achète un produit ayant un numéro DIN peut faire cette hypothèse inductive, mais il en assume les conséquences en supposant que le désinfectant pourra répondre à ses besoins.

Publicité au Canada

Comment la publicité des désinfectants ayant un DIN dans les annonces dans les magazines ou sur les sites Web est-elle adaptée aux allégations d’efficacité? Si la publicité des produits ayant un numéro DIN est publiée au Canada, elle est considérée être une insertion à l’étiquette du produit, tout comme une réclame d’efficacité secondaire. Rappelez-vous – sans allégation d’efficacité au Canada, surtout lorsqu’il est question d’un produit DIN, pas d’allégation d’efficacité pour tenir le propriétaire responsable vis-à-vis Santé Canada.

Publicité provenant de divers pays

Supposons que les sites Web ou la publicité mentionnent que la publicité ne s’adresse pas au Canada et que l'information publicitaire ne précise pas que le produit peut être utilisé au Canada? La Loi sur les aliments et drogues au Canada ne s'applique qu'aux activités commerciales et l'utilisation du produit au Canada. Le fournisseur n’a pas de compte à rendre à Santé Canada en matière de qualité ou véracité de ses allégations d'efficacité à l’échelle internationale

Un tableau est disponible pour vous aider à poser les questions nécessaires pour décortiquer les allégations et vous aider à déterminer le bien-fondé de celle-ci.  Télécharger  le document ici et référer à la page 4 pour visionner le tableau. 

Vous voulez soumettre un billet? Si vous êtes intéressé contacter louise.taillon@woodwyant.com

 

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Nettoyage | Propreté

Repenser la planification de nos réunions

by Louise Taillon 10 mars 2011

La semaine dernière, j'ai assisté à une réunion dans un de nos bureaux. Parmi les participants à la réunion il y avait, entre autres, un fournisseur qui venait de l’Atlanta, deux représentants de fournisseurs, six collègues d’une autre de nos succursales, et la soussignée qui habite à 50 kms du lieu de la rencontre. La rencontre était très intéressante et des informations concernant nos sociétés, nos produits et des applications ont été échangées. Mais avons-nous utilisé la meilleure méthode pour partager cette information?

Tout d’abord, considérons l'impact environnemental de la réunion:
Les émissions générées pour le transport du fournisseur d’Atlanta représentent environ 0,62 tonne de carbone ;

Les émissions générées pour le déplacement de six collègues représentent environ 0,25 tonne de carbone ;

Les émissions générées pour le déplacement des représentants et le mien en voiture est environ 0,05 tonne de carbone pour chaque personne.

Au total, pour les déplacements pour cette réunion, le bilan carbone s’élève à environ une tonne.

Si nous avions connu l’importance de l'empreinte carbone créée par cette réunion à l'avance, aurions-nous choisi une rencontre traditionnelle? L’autre question, quelle information doit être présentée pour changer notre comportement dans une telle situation?

Le changement de comportement en ce qui a trait aux réunions a généralement des répercussions positives tant sur l'environnement que sur la gestion du temps. En ne me déplaçant pas, j'aurais réduit mon empreinte carbone de 0,05 tonne et gagné deux heures de travail productif. Quand on regarde l'impact possible sur une base annuelle, en évitant ce type de réunion une fois par semaine pendant 48 semaines, je pourrais réduire mon empreinte carbone de 2,4 tonnes et ajouter 96 heures de travail productif à mon horaire. Ce genre de calcul va plaire autant à l'écologiste qu’au comptable dans n'importe quelle organisation!

Je ne préconise pas que nous devrions abolir les réunions traditionnelles. Les gens sont ce qui rend une compagnie intéressante et les communications en face-à-face permettent de créer des liens et des affinités qui sont nécessaires pour créer des relations d’affaires efficaces. Cependant, nous devons repenser la façon dont nous planifions nos réunions et trouver des moyens afin d'utiliser la technologie pour aider à les rendre plus efficaces et réduire notre impact sur l'environnement. De nombreuses réunions sont planifiées par habitude plutôt que par nécessité. Ceux et celles qui y participent sont généralement des gens qui ne sont que partiellement intéressés par l’ordre du jour ou qui ne sont pas impliqués directement dans le projet. Vous pouvez habituellement reconnaître les membres inactifs – les dénommés qui répondent à leurs courriels pendant les débats.

La prochaine fois que vous devez convoquer une réunion posez-vous les questions suivantes :

1) Est-il nécessaire d’avoir une rencontre traditionnelle ? Un appel téléphonique ou un courriel pour transférer l’information serait-il suffisant?

2) Est-ce que toutes les personnes sur la liste devraient être présentes? Ont-elles vraiment besoin d’être là?

3) Avant que quelqu'un monte dans une voiture, prenne le train ou l’avion pour assister à la réunion, demandez-vous si la rencontre pourrait se faire par appel conférence, WebEx, ou une autre application du genre?

En connaissant les conséquences de nos actions nous pourrons modifier notre comportement. Beaucoup de réunions seraient combinées, changées, ou planifiées d’une autre façon, si le calcul de l'empreinte écologique était transmis avec la convocation.

La prochaine fois que quelqu'un vous demande de prendre l'avion pour assister à une réunion n'ayez pas peur de remettre en question la nécessité de créer une telle empreinte carbone. Et lorsque la technologie peut remplacer les déplacements en avion, remercions la personne qui a choisi d'utiliser la technologie pour faire passer le message. Ce geste permettra de valider qu’elle a prise la bonne décision!

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Devenir Vert | Empreinte | Information | Qualité de l'Air

Le nettoyage vert peut-il sauver des vies?

by Louise Taillon 15 février 2011

Ordinairement, lorsque je commence une session de formation destinée aux employés des services environnementaux, j’ouvre le débat en demandant aux participants s’ils réalisent que la santé des occupants du bâtiment repose entre leurs mains. Bien entendu, la majorité d’entre eux ne se rendent pas compte qu'ils jouent un rôle important dans la prévention des maladies. Le travail effectué par ce groupe de personnes est très important. S’ils le font bien, le bâtiment sera propre, salubre et sécuritaire, et les occupants seront en bonne santé. En revanche, s’ils n’accomplissent pas leurs tâches correctement ou selon les normes, l’apparence du bâtiment se dégradera et les occupants peuvent devenir malades. Les programmes de nettoyage vert aident à faire le lien entre le rôle du nettoyage sur l'apparence du bâtiment, sur la santé des gens et sur l'environnement.

Qualité de l’air intérieur
Une personne passe en moyenne jusqu'à 90% de sa journée à l'intérieur. Son état de santé est tributaire d'une bonne qualité de l'air intérieur. Le nettoyage vert répond à ce besoin à bien des égards. Tout d'abord, commençons par l'entrée du bâtiment.

Un des volets de votre programme de nettoyage vert doit inclure les moyens nécessaires pour empêcher la saleté et les germes de pénétrer dans votre bâtiment afin qu’ils ne soient pas transportés ou propagés dans toutes les pièces ou sur tous les étages de votre bâtiment. Votre première ligne de défense pour empêcher cette propagation est l’installation de carpettes et de paillassons de qualité à toutes les entrées principales sur une longueur adéquate. Les systèmes de carpettes de qualité supérieure permettront de gratter la saleté et les germes cachés sur les semelles des chaussures et des bottes avant que les occupants du bâtiment aient quitté le système de carpettes. La saleté et les germes restent coincés dans le système, donc les occupants du bâtiment ne respirent pas ces particules menaçantes. Les carpettes doivent être nettoyées et entretenues régulièrement, autrement elles ne sont pas efficaces.

Le nettoyage vert contribue également à la qualité de l'air intérieur et la santé des occupants du bâtiment car il renferme une politique selon laquelle il faut utiliser seulement des produits chimiques qui sont certifiés par un tierce partie ce qui limite toute exposition aux composés organiques volatils ou les COV. On retrouve les COV dans un grand éventail de divers produits chimiques; ils sont émis par une variété de sources, y compris les produits ménagers, les meubles et les matériaux de construction. De nombreuses études ont prouvé que l'exposition prolongée à certains de ces polluants peut avoir des effets néfastes sur la santé. Les produits chimiques utilisés dans les programmes de certification par une agence indépendante, tel que le programme EcoLogo, doivent satisfaire à des normes strictes pour assurer que leurs composants ne nuisent pas à la santé humaine et minimisent leur impact sur l'environnement.

Un troisième volet d'un programme de nettoyage vert efficace est l’utilisation d’équipements pour le nettoyage dotés d’un système de filtration de pointe. Ce genre de système de filtration capte les particules et les germes donc ils ne sont pas propagés dans l'air. Ce qui est capté est emprisonné dans le filtre à haute efficacité ne peut pas être respiré. Il existe des systèmes de filtration de pointe pour les aspirateurs, les équipements d'extraction de tapis et pour certains équipements de nettoyage des sols.

J’aimerais vous raconter un petit incident cocasse que je n’oublierai jamais. Un jour je reçois une plainte d'un client ; ce dernier veut retourner les nouveaux aspirateurs qu’il vient d’acheter parce que les sacs-filtres se remplissent beaucoup plus rapidement que ceux de ses vieilles machines. Évidemment, ce client ne connaissait pas le rôle important que joue le système de filtration et qu’un sac plein c’est une signe que le bâtiment est plus propre et que la qualité de l’air s’est améliorée. La poussière et la saleté sont dans le sac et ne sont plus coincées dans les tapis ou dans l’air que vous respirez.

La contamination croisée et la rupture de la chaîne d’infection
Les gens peuvent tomber malades de différentes façons. Le nettoyage vert contrôle comment les germes sont transférés et comment la chaîne de transmission peut être rompue pour prévenir la maladie. La promotion de bonnes habitudes d'hygiène est un élément essentiel d'un programme de nettoyage vert. L’accent est sur l'accès aux désinfectants pour les mains, de bonnes distributrices de savon pour les mains, des systèmes pour le séchage des mains et des affiches qui incitent les gens à adopter de bonnes habitudes hygiéniques.

Le deuxième élément pour rompre la chaîne d’infection dans un bâtiment est de nettoyer fréquemment les endroits stratégiques. Ces zones stratégiques sont les «points de contact», les surfaces qui sont touchées par de nombreuses personnes dans une même journée. Un programme de nettoyage vert implique l’utilisation de méthodes de nettoyage appropriées et l’augmentation de la fréquence de nettoyage nécessaire pour empêcher la prolifération des germes.

Conclusion
Les avantages de mettre en œuvre un programme de nettoyage vert efficace sont incontestables: un bâtiment plus propre et des occupants moins souvent malades. Ces deux prestations sont réalisées en réduisant l'impact du processus de nettoyage sur l'environnement.

Nous devons cesser de considérer le nettoyage comme une dépense qui est reportée lors des compressions budgétaires. Le nettoyage vert est un excellent investissement. N'oubliez pas la saleté que vous voyez peut vous mettre en colère, mais celle que vous ne voyez pas peut vous rendre malade !

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Information | Santé | Qualité de l'Air